L’auteur utilise la webcam comme un outil critique appliqué à la télévision. Il travaille la matière des images télévisuelles, exacerbe et dénonce la puissance d’un médium, la fascination qu’il orchestre. La matière télévisuelle est détournée, dégradée, sublimée grâce à une esthétique du flou mettant en œuvre divers paramètres de filmage qui vont du choix de la caméra (image très compressée) en passant par le jeu sur la saturation des couleurs, le contraste, la luminosité, la vitesse d’obturation et la mise au point, mais aussi un montage qui fait la part belle aux boucles, aux jumps cuts. Ce travail plastique entre en résonance avec une chanson d’amour de Jacques Brel pour former un poème audiovisuel ironique.
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