Mobiles travaille par des mouvements réglés du cadre, puis de plus en plus imprévisibles : un espace relativement clos, maîtrisable, dans lequel se distribuent des déplacements aléatoires plus difficilement contrôlables. Ce dispositif permet de déployer par le mouvement, mais est resté inexploité par le cinéma narratif : contraction et fuite d’espaces, pulvérisation des signes, décomposition de mouvements par d’autres mouvements, dripping et chorégraphie corpusculaire. Mobiles est fait de tensions continuelles entre abstraction et réalité. Il en va de même pour les rapports du son et de l’image où l’un fait résonner l’autre.
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