L’idée première était de faire un film construit comme un carnet de croquis, une sorte de carnet de voyage ; c’est pourquoi j’utilise une caméra super 8. Il en résulte une image instable et muette. Je m’intéresserais à ce qu’il restait à voir de ces lieux : des ruines. Il y a quelques endroits, en Calabria, où la présence humaine n’appartient qu’au passé. L’entropie est partout. Et en même temps on a toujours ce sentiment d’une puissance de la nature. C’est un sentiment que j’ai retrouvé dans les poèmes d’Hölderlin. Pendant que je filmais j’ai compris que mes images étaient liées à ce qu’étaient mes souvenirs d’enfance en italie : le soleil, la poussière, le silence, les pierres, parfois la pluie, et bien évidemment mes premiers contacts avec l’art antique. Avec ce petit film j’ai essayé de garder un regard fixé sur les choses, tout en essayant de rendre la puissance antique de ces lieux.
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